Covid19 : situation sanitaire actuelle et comment s’en prémunir au mieux

Mis à jour : 5 déc. 2020



Elle avait été annoncé... Puis on avait entendu qu'elle n'arriverait jamais, et puis peut-être que si, et puis finalement non... Et pouf ... En quelques jours de temps, la deuxième vague de la COVID-19 est là, et bien là ...


Alors pour ceux qui en douterait, je peux te dire que je travaille aussi dans un hôpital public en tant qu'infirmière au bloc opératoire, et que le déferlement de patient covid+ est réel...


En quelques jours, l'hôpital s'est rempli : les patients covid+... et les autres patients bien sûr ! Parce qu'il ne faut pas l'oublier ! Les patients habituels sont là ! Et bien souvent, ils ont subit ce qu'on a appelé le "retard de soin" au printemps.

Autrement dit, depuis plusieurs mois, nous recevons à l'hôpital, tous les patients dont les interventions considérées comme non-urgentes dans l'immédiat ont été reportées .


Ça signifie : retard de diagnostic, retard de prise en charge, risque de complications augmenté, et également pour certains, ce qu'on appelle une "perte de chances", c'est à dire qu'avec une prise en charge plus précoce, ils s'en seraient mieux sortis...


Tout ça , ça veut dire quoi ? Et bien tout simplement que l'hôpital est bondé !

Parce que : ne vous leurrez pas, malgré l'épisode pandémique du printemps, la politique concernant l'hôpital public a continué (fermeture de lit, de services etc...), elle s'est même accélérée dans certains cas.


Donc non, il n'y a pas plus de lits pour vous accueillir, non il n'y a pas plus de personnel non plus, il y en a même moins...


En effet de nombreux personnels ont jeté l'éponge après l'épisode du printemps, épuisés par ce qu'ils venaient de vivre et effarés par la politique gouvernementale. Le recrutement est quasiment impossible... En effet toutes les bonnes âmes du printemps ne reviendront pas prêter main forte maintenant qu'elles ont compris qu'on se foutait de leur gueule.


Résultat : l'hôpital manque encore plus de bras ...


Quel est le problème actuel par rapport au printemps ?

Le problème actuel c'est qu'on ne peut décemment pas (comme on l'a fait au printemps) annuler toutes les hospitalisations programmées qui ne sont pas d'une urgence vitale ! Les gens ont déjà été décalés depuis plusieurs mois, et ont déjà subit un retard de prise en charge.

Malgré tout un "tri" est indispensable car on n'a pas de place pour tout le monde, et une déprogrammation partielle va être mise en place, donc certaines personnes verront (encore) leur intervention chirurgicale décalée. Il va falloir choisir !

Qui de Monsieur X avec sa vésicule malade ou de madame Y avec sa hanche douloureuse va pouvoir bénéficier de son intervention chirurgicale en temps et en heure, et qui sera décalé de plusieurs semaines voire plusieurs mois...


Ça, ce sont les dommages collatéraux de la covid-19. Les patients covid embolisent l'hôpital et il n'y a pas de place pour les autres ...

Où va t-on mettre Monsieur X avec son infarctus ? Qui va avoir le temps de s'en occuper ? Où va t-on mettre madame Y avec son AVC ???

Déjà en temps normal : l'hôpital est blindé parce que de nombreux lits ont été fermés, alors maintenant que l'hôpital est rempli de patient covid+ qui nécessitent isolement, surveillance ,oxygène, et parfois respirateur, où met-on les autres ???


Les dommages collatéraux de la pandémie sont tout aussi dévastateurs et meurtriers ! (Et attends parce que la grippe saisonnière n'est pas encore là ...)


Un autre problème actuel, c'est ce pseudo confinement bâtard, auquel on ne comprend rien. Des restaurants fermés... des métros bondés... Où est la cohérence là dedans ?... On se le demande...

Des petites boutiques de quartier fermées, des hypermarchés bondés... sans commentaire...